Le mont Royal, un territoire-exposition

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Notre-Dame-des-Neiges

En 1698, année d’établissement de la Coste-Notre-Dame-des-Neiges, Ville-Marie compte moins de soixante ans d’existence. Et c’est à l’une des grandes figures des premiers temps de Montréal, Marguerite Bourgeoys, quel l’on devrait ici cette dévotion particulière à Notre-Dame-des-Neiges à l’origine du nom de la nouvelle côte.

L’implantation de ce nouveau noyau de colons à l’intérieur de l’île est dûe à l’initiative de Dollier de Casson le supérieur des Sulpiciens, lesquels étaient à l’époque les seigneurs de l’île de Montréal.

La situation favorable sur une terrasse du mont Royal, la possibilité d'exploiter le bois et la pierre, le ruisseau sur lequel un moulin à farine a été constriut, la conjoncture plus paisible et le courage des pionniers, tout cela permet le développement progressif de la nouvelle côte.

Source : AVANT D’AVOIR TOUT OUBLIÉ, Petite histoire et patrimoine de Côte-des-Neiges
 

Credit photo:

Environs of Montreal shewing the railway communication with the city-1851
© Collections de Bibliothèque et Archives nationales du Québec

Monsieur joseph Benoît. Coin Côte sainte-Catherine et Côte-des-Neiges, 1880-1930.

Photo S"H"C"D"N (don C.Légagré)

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Autobus 165, direction Côte-des-Neiges

C’est parti pour un tour de la ligne 165 bien spécial!
À votre droite, le mont Royal. Autrefois, on parlait de la « grosse montagne »... C’est à peu près dans ce secteur que commençait la Côte-des-Neiges. Ah, si Gédéon voyait ça!
Comment? Qui ça? Gédéon de Catalogne, bien sûr! L’arpenteur de Louis XIV. Il a délimité les premières terres ici, pour les sulpiciens en 1698.

Vous voyez, là, sur la gauche, ces grands immeubles. Ils nous cachent en partie la petite montagne, aujourd’hui Westmount.

Oui, oui, Madame, c’est exactement ça. Le chemin de la Côte-des-Neiges, c’est un peu comme une vallée entre les trois sommets du mont Royal.

Vous avez bien raison, Monsieur, ces blocs appartements ne sont pas très vieux pour un quartier qui a 300 ans! Jusque dans les années 1940, il y avait encore des fermes, des vergers, des champs ici.
Eh oui, je ne blague pas. On cultivait des pommes, des légumes, des fleurs, même des melons! La Côte-des-Neiges était un grand jardin. C’est avec l’arrivée de l’Université et des hôpitaux que ça a changé, et vite.

Sur votre droite, le Cimetière Notre-Dame-des-Neiges, inauguré en 1854.

« Prochain arrêt, l’Oratoire Saint-Joseph. »
Lui aussi a bien changé depuis la construction de la première chapelle. Oui, une petite chapelle érigée en 1904 par le frère André.

On entre dans le quartier Côte-des-Neiges. Un des quartiers les plus multiethniques du Canada. Il paraît qu’il y a plus de 100 langues parlées.

Savez-vous pourquoi les premiers habitants sont venus s’installer ici, en 1698?
C’était parce qu’il y avait un ruisseau!
Ça vous surprend, hein?
Un ruisseau qui descendait du mont Royal jusqu’à la rivière des Prairies.
Et le long de ce ruisseau, il n’y avait pas seulement des fermes; il y avait des tanneries!
À une époque, on a même appelé Côte-des-Neiges, le village des tanneurs!

« Métro Côte-des-neiges »
Comment? Mais non! Ce n’est pas parce que ça monte qu’on l’appelle la « côte » des neiges. À Montréal, y’a aussi Côte-Vertu, Côte-de-Liesse. C’est les seigneurs qui découpaient les concessions en lignes parallèles : des côtes. Que ça monte ou pas.

Bonne journée. Il fait beau, profitez-en pour parcourir le quartier à pied.

À bientôt.