Le mont Royal, un territoire-exposition

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La chênaie des sommets

La chênaie du mont Royal
La chênaie du mont Royal a énormément évolué au cours de l’histoire. Elle porte encore aujourd’hui de nombreuses marques de son passé.
Dans les années 1950, un « nettoyage » des sous-bois fut effectué pour donner une meilleure visibilité dans la forêt afin de contrôler des activités jugées indésirables. Ces interventions, surnommées « coupes de la moralité », endommagèrent grandement la chênaie. Des plantations d’épinettes furent alors nécessaires pour contrôler l’érosion des sols mis à nu.


Lors de la tempête de verglas de 1998, 8 à 10 cm de glace se sont accumulés en seulement cinq jours. Le poids de la glace a lourdement endommagé la forêt du mont Royal. Environ 45 000 arbres ont été élagués et 5 200 autres abattus sur l’ensemble du parc.


Grâce à la régénération naturelle et aux efforts de conservation, les forêts du mont Royal demeurent des îlots de nature offrant une biodiversité exceptionnelle au cœur de la ville.
 

Parcourez les trois sommets du mont Royal à la découverte des grands chênes.

 

Crédit photo:

Chêne de la forêt du mont Royal
Collection Les amis de la montagne
 

Feuilles de maronnier

Samare de l'érable

Fleur de saule

Feuilles du chêne rouge

Glands du chêne

Noix du noyer

Cônes du pin rouge

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Retranscription de l’entrevue avec Pierre-Émile Rocray, ingénieur forestier à la ville de Montréal

Et bien commençons avec l’Érable à sucre qui donne son nom aux érablières; érablière à Caryer qu’on retrouve ici sur le mont Royal. L’Érable à sucre qui est l’essence dominante. L’Érable à sucre qui est un arbre avec un bois relativement dense, un bois de qualité qui sert essentiellement au bois d’œuvre, à l’ébénisterie et autres.

On a devant nous un Érable de Norvège. La feuille de l’Érable de Norvège ressemble beaucoup à celle de l’Érable à sucre. Le fait d’enlever une feuille et son pétiole de l’Érable de Norvège, vous allez voir un petit latex blanc couler alors ce qui identifie assez bien l’Érable de Norvège. D’un autre côté, l’écorce de l’Érable de Norvège n’est pas en languettes comme celle de l’Érable à sucre. C’est une écorce qui reste opprimée, collée contre le tronc de l’arbre et on va retrouver dans le parc deux, trois espèces d’Érables de Norvège dont certains au feuillage un peu plus rouge de variété Déborah ou autres. L’inconvénient de l’Érable de Norvège c’est qu’il laisse aller beaucoup de samares, les petits fruits de l’érable et elles germent facilement ces samares là et luttent en compétition avec les samares de l’Érable à sucre.

La coloration automnale de l’Érable de Norvège est plutôt terne. Les feuilles deviennent jaunes point à la ligne tandis que chez l’Érable à sucre on va assister à une variation de couleur au fil de l’automne passer du jaune au rouge et même des colorations plutôt pourpres. Les plus belles colorations d’automne sont celles de l’Érable à sucre.

C’est l’Érable de Pennsylvanie. C’est un érable dont la feuille ne ressemble pas beaucoup à celle de l’Érable à sucre mais plutôt à celle de l’Érable à épis qu’on a planté soit dit en passant dans plusieurs pentes. L’Érable de Pennsylvanie
se caractérise par une écorce qu’on appelle le bois barré. On y voit des lignes verticales un peu partout le long de l’écorce qui est plutôt verte. C’est une essence compagne à l’Érable à sucre comme d’autres essences comme le Caryer, l’Ostryer, le Tilleul et autres qui accompagnent l’Érable à sucre. L’Érable de Pensylvanie, la petite tige où son tronc est assez droit, d’ailleurs c’est un bois qui est souvent utilisé pour faire des bâtons de marches.

Ce sont des Érables Argentés, c’est un arbre qui croit quand même assez rapidement. Dans le parc du mont Royal on le conserve uniquement dans les parties ouvertes et gazonnées comme arbre d’ornement en quelques sortes et on évite de l’introduire dans le milieu forestier parce qu’il va avoir un comportement similaire à celui de l’Érable de Norvège.

Je vous inviterais à vous rendre près du sommet là où on retrouve les gros chênes, les plus gros chênes du parc. Également près du marrais, là également il y a d’autres beaux Chênes rouges qui font pas loin de un mètre de diamètre. Ce sont de beaux peuplements. D’un autre côté on voit les plantations d’épinettes qui ont été faites à une certaine époque par J.J Dumont qui était le surintendant des parcs pour combler les coupes de moralité qu’on faisait d’un autre côté. Alors c’est curieux tout de même, on coupait beaucoup d’arbres et on plantait beaucoup d’arbres également pour éviter les problèmes d’érosion. Mais ce sont des endroits que j’inviterais le public à fréquenter.