Le mont Royal, un territoire-exposition

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La carrière aux dykes en tic-tac-toe (Chemin de la Côte-des-Neiges et chemin Belvédère)

Il n'y a plus de carrière en activité sur le mont Royal, mais on trouve cependant les traces de l’exploitation des roches de la montagne pour la construction.
La paroi montre des couches de roches grises, alternant des teintes claires et foncées.
Ce sont des strates de calcaires du Trenton, formées il y a environ 450 millions d’années. Ces couches sont recoupées par des lames de roches magmatiques, appelées dykes, qui se sont formées lors de la remontée de magma au travers des calcaires, il y a environ 125 millions d’années.  Au cours de la mise en place de l’intrusion magmatique, de nombreux dykes se sont succédé. Le recoupement de dykes le plus spectaculaire dessine ici une grille de tic-tac-toe.
 
Pour en savoir davantage

  • www.unites.uqam.ca/terre/mont-Royal/excursion_mt-royal.html
  • Parcours thématique autoguidé : 125 millions d’années sous vos pieds. Disponible à l’accueil de la maison Smith.

     Crédit:
  • Dykes en tic-tac-toe
    Collection Les amis de la montagne

 


Questions :

(1) Le mont Royal est un ancien volcan.

Réponse Faux

(2) Les amérindiens utilisaient certaines roches du mont Royal pour la fabrication d'outils et armes.

Réponse Vrai

Crinoïdes fossilisés

Dyke (filon)

4048Kb

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Mission : Géologie

Une nouvelle mission : Retracer l’histoire géologique du mont Royal!

Une loupe, un flacon d’acide chlorhydrique, un carnet à dessin et, surtout, un bon livre de géologie. C’est parti.

Au pied de la montagne, entrée Peel, une belle falaise de roche. On voit nettement des couches, presque horizontales. Des strates. Une goutte d’acide : des bulles. Cette roche fait effervescence, c’est certainement un calcaire.
Là! Un petit point blanc. On dirait un fossile. Oui, c’est la tige d’un crinoïde fossilisé. Un animal qui vivait il y a plus de 400 millions d’années dans des mers tropicales.

Hum! Étrange… Ces roches se sont donc formées il y a environ 400 millions d’années dans une mer chaude. Un premier indice.

Je remonte le chemin Olmsted. Après l’abreuvoir, encore des petites falaises de calcaire. Mais, il y a quelque chose qui ne va pas. C’est bizarre. Par endroits, les couches sont traversées par une bande de roche très différente. Test à l’acide, pas de réaction. Hum! Ce sont des dykes, des filons de roche intrusive. Eh bien, les couches sédimentaires ont été malmenées.

Je grimpe le grand escalier vers le chalet. En haut de l’escalier, un petit affleurement rocheux. La roche est couleur rouille en surface et gris noir à l’intérieur. Très fracturée. Quand on la casse, les bords sont tranchants. Pas de réaction à l’acide. C’est de la cornéenne, une roche métamorphique qui se forme sous de fortes pressions et températures…

Décidément, quelque chose est venu bousculer les vieilles roches sédimentaires en place.

Continuons notre ascension. Dans l’aire de pique-nique derrière le chalet, des masses rocheuses usées et arrondies affleurent dans l’herbe. Pas de réaction à l’acide. Avec ma loupe, je vois des gros minéraux noirs. Et la roche est traversée par de nombreuses veines. Cette fois, ça ressemble à une roche ignée.
Hum! Mais oui, c’est du gabbro!

En une heure, j’ai observé les trois familles de roches : sédimentaires, ignées et métamorphiques. Eh bien, pas simple la formation du mont Royal.

Je décide de poursuivre l’enquête jusqu’à la maison Smith.

Au sous-sol de la maison, quelle surprise, le cœur de la montagne. Un indice de plus.

Je crois que je vais pouvoir établir un premier scénario. Résumons. Il y a plus de 400 millions d’années, des roches sédimentaires se sont formées au fond d’une mer, proche des tropiques. Puis, du magma est remonté des profondeurs, sous ces couches sédimentaires, mais sans réussir à les traverser. Il n’y a pas eu de volcan, le magma s’est donc refroidi sous terre, se transformant en une masse de roche très dure, du gabbro. Mais toujours pas de montagne.

Finalement, l’érosion a dégagé les couches qui recouvraient ce noyau de roche dure. Le vent, la pluie et surtout les glaciers ont façonné le mont Royal.

Eh bien, voilà. Il faudra certainement vérifier quelques hypothèses, mais je pense que j’ai rempli ma mission.