Ancien séminaire de philosophie : la Ville abdique ses responsabilités
L’Administration municipale abdique ses responsabilités et ferme les yeux sur les failles importantes du Plan de protection et de mise en valeur du mont Royal
Projet résidentiel sur l’ancien site du Séminaire de philosophie des Sulpiciens
Montréal, le 26 août 2009 – Suite à la participation du président des Amis de la montagne à la période de questions au Conseil municipal de Montréal le 25 août dernier, l’organisme constate que les élus abdiquent leurs responsabilités d’assurer une gestion transparente et rigoureuse de l’Arrondissement historique et naturel du mont Royal et continuent de fermer les yeux sur les conclusions frappantes de l’Office de consultation publique de Montréal à l’égard du Plan de protection et de mise en valeur du mont Royal ainsi que sur le projet résidentiel de l’ancien site du Séminaire de philosophie des Sulpiciens.
Les amis de la montagne s’étonnent d’apprendre par la responsable du mont Royal au Comité exécutif, Mme Helen Fotopulos, que la Ville de Montréal est allé de l’avant avec le projet résidentiel proposé en se fondant sur l’avis préliminaire favorable – chose peu orthodoxe - de la Commission des biens culturels du Québec émis le 12 février 2009 et ce, plus tôt que ne l’aurait voulu l’Administration municipale.
De plus, Les amis sont stupéfaits du fait que Mme Fotopulos juge que le projet proposé sur l’ancien site du Séminaire respecte tous les patrimoines et répond à toutes les balises du Plan, malgré toutes les dérogations au Plan d’urbanisme. Rappelons que le projet proposé comprend 325 unités de logement, 17 nouveaux bâtiments et 671 espaces de stationnement sur un site dont le zonage est institutionnel, et qu’il déroge aux règlements d’urbanisme quant à l’usage, la densité, la hauteur, la volumétrie, le nombre de places de stationnement et l’implantation permis sur le site. L’organisme déplore également le manque de volonté de la Ville à définir la « capacité limite » de la montagne à recevoir de nouvelles constructions.
Une lettre des Amis de la montagne a été déposée à l’intention des élus du Conseil municipal lors de la séance de questions qui pose la question suivante : « A qui profiteront véritablement les 300 M $ investis dans le projet de développement de l’ancien séminaire de philosophie des Sulpiciens ? » (
Version PDF disponible ici).
Les amis de la montagne comprennent qu’un investissement de 300 M $ offrira à la Ville des revenus d’impôts fonciers substantiels ; mais quels sont les avantages pour Québec d’imposer un tel projet à Montréal ? Qui est à l’écoute des citoyens de Montréal qui disent et répètent, sondage après sondage, consultation publique après consultation publique, que la montagne exige la protection de tous ses espaces verts et la restriction de nouvelles constructions ?
Le projet proposé sur le site de l’ancien Séminaire est inacceptable et doit être revu en profondeur. Le Plan de protection et de mise en valeur du mont Royal n’établit pas de balises suffisamment claires et demande une clarification des règles qui devraient régir les projets de développement sur le pourtour de la montagne, des sites majoritairement à vocation institutionnelle. Cet exercice crucial devrait se faire avant toute autorisation de projet sur le site de l’ancien Séminaire. Est-ce nécessaire que cela devienne un enjeu électoral ?
Les amis de la montagne
Les amis de la montagne est un organisme de bienfaisance indépendant fondé en 1986 qui a pour mission la protection et la mise en valeur du mont Royal en privilégiant l’engagement de la communauté et l’éducation à l’environnement.
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Renseignements :
Gabrielle Korn
Directrice des communications
Les amis de la montagne
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