Les amis interpellent les candidats à la mairie
Qui est prêt à s’engager concrètement au niveau de la capacité limite de la montagne ?
Montréal, le 19 octobre 2009 –Les amis de la montagne ont consacré leur forum mensuel du 14 octobre dernier à la notion de capacité limite de la montagne. Depuis plusieurs années, cette expression revient périodiquement dans les dossiers de projets immobiliers touchant les grandes propriétés institutionnelles que l’on retrouve sur les flancs du mont Royal. Mais que veut-elle dire au juste ? Peut-on encore construire sur le mont Royal ?
Ce forum a réuni plusieurs experts en matière d’urbanisme et d’aménagement urbain : étaient présents M. Clément Demers, directeur général de la Société du Quartier international de Montréal, Mme Nancy Dunton, consultante en architecture, M. Peter Jacobs, professeur à l’École d’architecture du paysage de l’Université de Montréal, Mme Josette Michaud, architecte associée chez Beaupré Michaud architectes, et Mme Claire Poitras, professeure-chercheure au Centre Urbanisation Culture Société de l’Institut national de la recherche scientifique (INRS). Plusieurs représentants de la ville de Montréal et intervenants québécois dans les questions de culture, d’aménagement et de patrimoine ont participé au forum, un signe clair de l’importance de la question de la capacité limite de la montagne pour l’avenir de Montréal.
« Il ressort des échanges que la capacité limite de la montagne est une question difficile à régler, estime Sylvie Guilbault, directrice générale des Amis de la montagne. Comment conserver le caractère exceptionnel du mont Royal ? C’est un enjeu fondamental pour l’avenir de la métropole. Montréal a besoin d’une vision porteuse et inspirante de ses dirigeants municipaux quant à l’avenir de la montagne. Nous voulons que tous les candidats à la mairie de Montréal nous expliquent leur compréhension de la capacité limite de la montagne et nous disent comment ils vont s’y prendre pour contrôler le développement sur la montagne. »
Les amis de la montagne soulignent que la notion de capacité limite possèdent plusieurs facettes : doit-on interdire toute nouvelle construction sur le mont Royal ? Qu’en est-il de la circulation automobile sur la montagne? Comment doivent coexister les usages récréatifs et de conservation dans les espaces naturels? Quelle importance ont les vues et les paysages patrimoniaux appartenant à l’histoire de Montréal?
« Mme Louise Harel et M. Richard Bergeron se sont déjà prononcés pour le gel de toute nouvelle construction sur les propriétés institutionnelles présentes sur le mont Royal, ajoute Mme Guilbault, et M. Gérald Tremblay s’est engagé à garder vert ce qui est vert. Toutefois, aucun candidat n’a expliqué aux électeurs comment il s’y prendra pour protéger effectivement la montagne. Les citoyen(ne)s s’attendent à un engagement politique de la prochaine direction de la ville vis-à-vis cet enjeu qui donnera le ton à tous les projets futurs sur et autour du mont Royal. Nous avons besoin d’une vision claire et précise portée par un engagement inébranlable. Compte tenu de l’attachement des Montréalais et des Montréalaises envers le mont Royal, cette question doit devenir une priorité au cours de la campagne électorale. »
Les amis de la montagne
Les amis de la montagne est un organisme de bienfaisance indépendant fondé en 1986 qui a pour mission la protection et la mise en valeur du mont Royal en privilégiant l’engagement de la communauté et l’éducation à l’environnement. Pour plus d’informations sur les activités des Amis de la montagne, visitez le site
http://www.lemontroyal.qc.ca.
-30-
Renseignements :
Gabrielle Korn
Directrice des communications
Les amis de la montagne
514 843-8240 poste 237