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LES AMIS DE LA MONTAGNE LANCENT LEUR SOIRÉE-BÉNÉFICE AU PROFIT DU MONT ROYAL

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Réaffectation du bâtiment du 1420, boulevard Mont-Royal

Texte d'opinion des Amis de la montagne

Le mercredi 11 mars 2009
 
LA MONTAGNE A SES LIMITES !
 
Le projet de reconversion de l’ancien couvent des sœurs des Saints-Noms-de-Jésus-et-de-Marie en résidences de luxe sur le flanc nord de la montagne à Outremont soulève actuellement bien des oppositions de la part de citoyens qui tiennent au maintien de nos grandes institutions sur la montagne. Leurs préoccupations sont fondées. Car, s’il est vrai que le mont Royal est désormais protégé par un décret gouvernemental, la montagne n’en est pas pour autant sous une cloche de verre. Mais ce n’est pas sans risque : le maintien de ces institutions a son prix.
 
Rappelons les faits : l’Université de Montréal a acheté le couvent en 2003. Depuis, le mont Royal a été décrété arrondissement historique et naturel et la Ville de Montréal a mené un exercice de plus de trois ans avec les grands propriétaires et gestionnaires de la montagne pour mettre à jour le Plan de protection et de mise en valeur du Mont-Royal. Ce plan  reconnaît désormais une « capacité limite de développement » à la montagne. En 15 ans, l’Université de Montréal et ses écoles affiliées ont construit six nouveaux bâtiments sur le mont Royal (les pavillons HEC, Marcelle et Jean Coutu, J-A Bombardier, Lassonde 1 et le Centre des technologies en aérospatiale) qui totalisent plus de  70 000 m2 de superficie. Considérant que l’Université a besoin encore d’autant d’espace pour ses expansions futures,  il est difficile d’imaginer comment le campus actuel pourra accueillir l’équivalent de ces six bâtiments récemment construits sans compromettre le fragile équilibre existant entre ses patrimoines bâtis, paysagers et naturels.
 
L’ancien couvent des sœurs des Saints-Noms-de-Jésus-et-de-Marie ne fait plus partie du plan de développement de l’Université depuis sa mise à jour. Dans cette perspective, si l’Université est contrainte de conserver le couvent, ne devra-t-elle pas revoir sa stratégie de redéploiement au campus d’Outremont ?  Ne devra-t-elle pas consolider son campus actuel et poursuivre ainsi la densification de la montagne ?  
 
Dans cette perspective, l’évaluation du projet par les instances publiques doit tenir compte des conséquences d’imposer à l’Université de conserver ce bâtiment dans son plan de développement. Idéalement, la fonction institutionnelle fait partie des patrimoines de la montagne et doit avoir préséance. Dans ce cas-ci, la poursuite de développement de l’Université est une menace pour la montagne.
 
Considérant que la reconversion de l’ancien convent en résidences n’impliquera pas de construction nouvelle et ne contribuera donc pas à densifier la montagne ; considérant également que la qualité du projet selon les avis et recommandations des groupes d’experts qui conseillent la Ville en matière de patrimoine est admise, le choix du projet de vente parle de lui-même. La protection de la montagne impose une limite au développement.
 

Les amis de la montagne présentent leur mémoire devant l’Office de consultation publique de Montréal (OCPM) ce soir, le 11 mars. Lire le mémoire en cliquant ici.