La nature du mont Royal

Photo : © Jean-Guy Morisset

Le mont Royal est l’une des principales oasis de verdure et de nature au cœur de Montréal. Bien que ses écosystèmes soient constamment menacés par le développement urbain et l’impact des nombreux visiteurs et usagers, on y retrouve une diversité biologique étonnante que ce soit dans le parc du Mont-Royal ou ailleurs dans le vaste territoire de la montagne. Venez découvrir sa merveilleuse nature!

La montagne : un environnement plein de vie!

Le territoire du mont Royal comprend de nombreux espaces verts constitués de trois sommets, plusieurs parcs, des cimetières, et de grandes propriétés institutionnelles. Cette grande étendue de 10 km2 foisonne de plantes et de vie animale surtout en ce qui a trait au parc du Mont-Royal qui se compose de forêts, de marécages et de clairières.

Le mont Royal, c’est :
  • plus de 700 espèces de plantes vasculaires, dont certaines rares et menacées, dans les milieux naturels
  • plus de 90 espèces d’arbres
  • plus de 180 espèces d’oiseaux
  • près de 20 espèces de mammifères
  • deux espèces d’amphibiens
  • deux espèces de reptiles
  • des milliers d’insectes tous plus différents les uns que les autres.
Découvrez en quoi la faune, la flore et la géologie du mont Royal lui confèrent une nature riche et variée.
 

Faune

Il y a bien peu d’endroits à Montréal où l’on retrouve une faune aussi diversifiée qu’au Mont-Royal. Le parc du Mont-Royal en particulier abrite de nombreux mammifères ainsi qu’une multitude d’oiseaux.​
 

Les mammifères, amphibiens et reptiles du mont Royal

De nombreux petits mammifères, amphibiens et reptiles ont élu domicile sur le mont Royal grâce à la richesse de la biodiversité qui s’y trouve. Au détour d’un sentier, vous pourrez probablement observer un raton-laveur ou l’un des nombreux écureuils du parc se balançant d’arbre en arbre, ou croiser un renard roux qui se prélasse dans l’un des cimetières. Plus sensibles aux dérangements, les amphibiens et reptiles se cachent dans les endroits moins fréquentés, à l’abri des regards.

Évidemment, leur cohabitation avec les résidents et les usagers du parc est parfois difficile et met en danger leur sécurité. Si vous voyez un animal sur la montagne, il est important de rester à distance pour l’observer et surtout de ne pas le nourrir. Consultez notre fiche sur la protection des milieux naturels pour en savoir plus sur les impacts négatifs sur les animaux du mont Royal.

 

Les oiseaux du mont Royal


Peu importe la saison, le mont Royal est un réel paradis pour les ornithologues amateurs ou professionnels qui désirent en avoir plein la vue, sans avoir à quitter la ville. On retrouve plus de 180 espèces d’oiseaux sur le territoire du mont Royal, dont plus d’une centaine qu’il est possible d’observer régulièrement.

Le parc du mont Royal possède d’ailleurs un circuit de sept mangeoires installées sur la boucle du sommet le long du chemin Olmsted où plusieurs espèces se retrouvent en hiver. Les amis de la montagne proposent des randonnées ornithologiques avec des éducateurs spécialisés en plus de participer au Projet FeederWatch, un vaste projet nord-américain de recensement hivernal des oiseaux aux mangeoires réalisé à l’aide d’observateurs bénévoles. Consultez notre horaire pour en savoir plus sur les prochaines activités ornithologiques.

 

  • Grande musaraigne
  • Petite chauve-souris brune (espèce menacée)
  • Grande chauve-souris brune
  • Chauve-souris nordique (espèce menacée)
  • Chauve-souris cendré (espèce menacée)
  • Raton laveur
  • Moufette rayée
  • Renard roux
  • Marmotte commune
  • Tamia rayé
  • Écureuil gris
  • Écureuil roux
  • Souris sylvestre
  • Souris à pattes blanches
  • Campagnol à dos roux (de Gapper)
  • Rat surmulot
  • Souris commune
  • Souris sauteuse des champs
  • Souris sauteuse des bois
  • Lapin à queue blanche

  • Salamandre à points bleus
  • Salamandre cendrée
  • Couleuvre rayée
  • Couleuvre à collier

  • Oie des neiges (exceptionnel)
  • Bernache du Canada
  • Canard d’Amérique (exceptionnel)
  • Canard noir
  • Canard colvert
  • Canard branchu (exceptionnel)
  • Faisan de Colchide (exceptionnel)
  • Perdrix grise (exceptionnel)
  • Gélinotte huppée (exceptionnel)
  • Plongeon huard (exceptionnel)
  • Cormoran à aigrettes
  • Grand Cormoran (exceptionnel)
  • Grand Héron
  • Urubu à tête rouge
  • Balbuzard pêcheur
  • Pygargue à tête blanche (exceptionnel)
  • Busard Saint-Martin (exceptionnel)
  • Épervier brun
  • Épervier de Cooper
  • Autour des palombes (exceptionnel)
  • Buse à épaulettes
  • Petite Buse
  • Buse à queue rousse
  • Buse pattue (exceptionnel)
  • Aigle royal (exceptionnel)
  • Crécerelle d’Amérique
  • Faucon émerillon
  • Faucon gerfaut (exceptionnel)
  • Faucon pèlerin
  • Gallinule poule-d’eau (exceptionnel)
  • Pluvier kildir (exceptionnel)
  • Petit chevalier (exceptionnel)
  • Chevalier solitaire (exceptionnel)
  • Bécasse d’Amérique (exceptionnel)
  • Goéland à bec cerclé
  • Goéland argenté (exceptionnel)
  • Goéland marin (exceptionnel)
  • Pigeon biset
  • Tourterelle triste
  • Coulicou à bec jaune (exceptionnel)
  • Coulicou à bec noir
  • Petit-duc maculé
  • Grand-duc d’Amérique (exceptionnel)
  • Harfang des neiges (exceptionnel)
  • Chouette épervière (exceptionnel)
  • Chouette rayée (exceptionnel)
  • Chouette lapone (exceptionnel)
  • Hibou moyen-duc (exceptionnel)
  • Nyctale de Tengmalm (exceptionnel)
  • Petite Nyctale (exceptionnel)
  • Engoulevent d’Amérique
  • Engoulevent de Caroline (exceptionnel)
  • Engoulevent bois-pourri (exceptionnel)
  • Martinet ramoneur
  • Colibri à gorge rubis
  • Pic à tête rouge (exceptionnel)
  • Pic à ventre roux (exceptionnel)
  • Pic maculé
  • Pic mineur
  • Pic chevelu
  • Pic à dos rayé (exceptionnel)
  • Pic à dos noir (exceptionnel)
  • Pic flamboyant
  • Grand Pic
  • Moucherolle à côtés olive
  • Pioui de l’Est
  • Moucherolle à ventre jaune
  • Moucherolle des aulnes
  • Moucherolle tchébec
  • Moucherolle phébi
  • Tyran huppé
  • Tyran tritri
  • Pie-grièche migratrice (exceptionnel)
  • Pie-grièche grise (exceptionnel)
  • Viréo aux yeux blancs (exceptionnel)
  • Viréo à gorge jaune (exceptionnel)
  • Viréo à tête bleue
  • Viréo mélodieux
  • Viréo de Philadelphie
  • Viréo aux yeux rouges
  • Geai bleu
  • Corneille d’Amérique
  • Grand Corbeau
  • Hirondelle noire
  • Hirondelle bicolore
  • Hirondelle de rivage (exceptionnel)
  • Hirondelle à front blanc (exceptionnel)
  • Hirondelle rustique (exceptionnel)
  • Mésange à tête noire
  • Mésange à tête brune (exceptionnel)
  • Mésange bicolore (exceptionnel)
  • Sittelle à poitrine rousse
  • Sittelle à poitrine blanche
  • Grimpereau brun
  • Troglodyte de Caroline (exceptionnel)
  • Troglodyte familier
  • Troglodyte mignon
  • Roitelet à couronne dorée
  • Roitelet à couronne rubis
  • Gobemoucheron gris-bleu
  • Merlebleu de l’Est
  • Solitaire de Townsend (exceptionnel)
  • Solitaire varié (exceptionnel)
  • Grive fauve
  • Grive à joues grises
  • Grive de Bicknell (exceptionnel)
  • Grive à dos olive
  • Grive solitaire
  • Grive des bois
  • Merle d’Amérique
  • Moqueur chat
  • Moqueur polyglotte (exceptionnel)
  • Moqueur roux
  • Étourneau sansonnet
  • Jaseur boréal
  • Jaseur d’Amérique
  • Paruline à ailes bleues (exceptionnel)
  • Paruline à ailes dorées (exceptionnel)
  • Paruline obscure
  • Paruline verdâtre
  • Paruline à joues grises
  • Paruline à collier
  • Paruline jaune
  • Paruline à flancs marron
  • Paruline à tête cendrée
  • Paruline tigrée
  • Paruline bleue
  • Paruline à croupion jaune
  • Paruline à gorge noire
  • Paruline à gorge orangée
  • Paruline des pins
  • Paruline des prés (exceptionnel)
  • Paruline à couronne rousse
  • Paruline à poitrine baie
  • Paruline rayée
  • Paruline azurée (exceptionnel)
  • Paruline noir et blanc
  • Paruline flamboyante
  • Paruline orangée (exceptionnel)
  • Paruline vermivore (exceptionnel)
  • Paruline couronnée
  • Paruline des ruisseaux (exceptionnel)
  • Paruline hochequeue (exceptionnel)
  • Paruline du Kentucky (exceptionnel)
  • Paruline à gorge grise (exceptionnel)
  • Paruline triste
  • Paruline masquée
  • Paruline à capuchon (exceptionnel)
  • Paruline à calotte noire
  • Paruline du Canada
  • Tohi à flancs roux
  • Bruant hudsonien
  • Bruant familier
  • Bruant des champs (exceptionnel)
  • Bruant des prés (exceptionnel)
  • Bruant fauve
  • Bruant chanteur
  • Bruant de Lincoln
  • Bruant à gorge blanche
  • Bruant à couronne blanche
  • Junco ardoisé
  • Bruant des neiges (exceptionnel)
  • Piranga orangé (exceptionnel)
  • Piranga vermillon (exceptionnel)
  • Piranga écarlate
  • Piranga à tête rouge (exceptionnel)
  • Cardinal rouge
  • Cardinal à poitrine rose
  • Passerin indigo
  • Goglu des prés (exceptionnel)
  • Carouge à épaulettes
  • Quiscale rouilleux
  • Quiscale bronzé
  • Vacher à tête brune
  • Oriole de Baltimore
  • Durbec des sapins
  • Roselin pourpré
  • Roselin familier
  • Bec-croisé des sapins (exceptionnel)
  • Bec-croisé bifascié (exceptionnel)
  • Sizerin flammé
  • Sizerin blanchâtre (exceptionnel)
  • Tarin des pins
  • Chardonneret jaune
  • Gros-bec errant
  • Moineau domestique

QUELQUES MAMMIFÈRES, AMPHIBIENS, REPTILES ET INSECTES QUE VOUS POURRIEZ APERCEVOIR SUR LA MONTAGNE

 

 

 

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Musaraigne
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Tamia rayé
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Renard roux
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Marmotte commune
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Bâtonnet ordinaire (phasme)
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Raton laveur
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Écureuil roux

 

QUELQUES OISEAUX QUE VOUS POURRIEZ APERCEVOIR SUR LA MONTAGNE

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Photo : © N. Porlier

Petit-duc maculé
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Photo : © Richard St Jean

Épervier de Cooper

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Canard branchu

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Photo : © Laurianne Hert

Grand pic

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Photo : © Christian Fritschi

Viréo aux yeux rouges

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Photo : © Pierre Bannon

Passerin indigo

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Photo : © Sylvain Messier

Troglodyte familier

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Photo : © Prayitno Goenarto

Paruline flamboyante

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Photo : © Nabil Zariffa

Jaseur des cèdres

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Photo : © Prayitno Goenarto

Roitelet à couronne rubis

Flore

La canopée du mont Royal (l’étage supérieur de la forêt) est un élément majeur de l’identité paysagère de la montagne, étant visible à des kilomètres à la ronde. La forêt qui la compose présente un assemblage de différents peuplements forestiers, dont les principaux sont l’érablière, la chênaie et la frênaie.

La flore extrêmement variée du mont Royal a subi plusieurs transformations à travers le temps. Les meilleures terres ayant été déboisées pour l’agriculture, on pouvait retrouver de nombreux vergers au pied des pentes et au sud-ouest du mont Royal (aujourd’hui, Westmount, Côtes-des-neiges et Notre-Dame-de-Grâce) qui étaient célèbres pour leurs productions maraichères.

L’aménagement des deux cimetières et du parc du Mont-Royal dans le milieu des années 1800 a aussi grandement modifié la composition végétale du mont Royal notamment par l’introduction de nouvelles espèces horticoles.

Aujourd’hui, on retrouve principalement l’érable à sucre et le caryer cordiforme sur son piedmont, le chêne rouge et le pin blanc sur ses sommets et le bouleau blanc sur certains flancs.

En plus de ces arbres, dont plusieurs sont centenaires, la forêt du mont Royal accueille plus de 700 espèces végétales qui contribuent à la biodiversité de la montagne. Certaines plantes rares et menacées, comme le podophylle pelté, ou d’autres plantes vulnérables, comme le Trille blanc ou la Sanguinaire du Canada, font d’ailleurs l’objet de mesures de protection supplémentaires dans le parc du Mont-Royal pour éviter qu’elles ne soient cueillies ou piétinées.
 

Menaces et dangers naturels… ou humains

La flore du mont Royal a vécu plusieurs bouleversements au cours des dernières années. Notamment, en 1950, un « nettoyage » des sous-bois fut effectué par l’administration municipale en place pour permettre une meilleure visibilité dans la forêt afin de contrôler des activités jugées  « indésirables ».

Ces interventions, surnommées « coupes de la moralité », endommagèrent grandement la chênaie. Par la suite, des milliers d’épinettes blanches et de pins rouges ont été plantés pour contrôler l’érosion des sols mis à nu, ainsi qu’un grand nombre d’érables de Norvège. Des espèces envahissantes, tel le nerprun cathartique et le persil sauvage, ont fait leur apparition et se multiplièrent sur le mont Royal, profitant des perturbations survenues à la suite des coupes d’arbres et des plantations pour envahir les sous-bois.

Plus récemment, lors de la tempête de verglas de 1998, le poids de la glace a lourdement endommagé la forêt du mont Royal. Environ 45 000 arbres ont été élagués et 5 200 autres abattus sur l’ensemble du parc.

Avec les effets reliés aux changements climatiques et le réchauffement, la forêt du mont Royal n’échappe pas à l’arrivée de nouveaux insectes exotiques qui représentent parfois des menaces pour certaines essences d’arbres. On peut penser à l’agrile du frêne qui, depuis son arrivée à Montréal en 2011, a déjà affecté de nombreux frênes sur la montagne, dans le parc du Mont-Royal et ailleurs. Pour en savoir plus, consultez notre fiche sur l’agrile du frêne.

Et ces menaces sont sans compter l’impact des usagers et des visiteurs qui marchent parfois hors sentier, cueillent des plantes ou pratiquent des sports dommageables pour les milieux naturels. Vous pouvez d’ailleurs en apprendre plus sur les défis et les enjeux qui touchent la protection des milieux naturels du mont Royal.

Grâce à la régénération naturelle et aux efforts de conservation de la Ville de Montréal et des Amis de la montagne et de ses bénévoles, les forêts du mont Royal demeurent des îlots de nature offrant une biodiversité exceptionnelle au cœur de la ville.
 

 

Voici quelques arbres et plantes que vous pourriez apercevoir sur le mont Royal 

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Érable à sucre
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Chêne rouge
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Sanguinaire

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Érythrone

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Trille blanc 

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Marécage

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Ononclée

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Matteucie

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Polypore soufré

Géologie

Bien qu’étudié depuis longtemps par des scientifiques et autres érudits, le mont Royal reste empreint de mystères et de mythes pour beaucoup de Montréalais et de visiteurs. Des questions relatives à son origine ou à sa composition deviennent donc fort pertinentes. Le mont Royal est-il vraiment un ancien volcan et son lac, un cratère? Quelles sortes de pierres y trouve-t-on? Où se cachent les castors du lac aux Castors?
 

Il y a 125 millions d’années : la montagne apparaît

Faisant partie de la chaîne de montagnes appelée les Montérégiennes, le mont Royal est un relief d’érosion, c’est-à-dire une colline « sculptée » au fil du temps et des éléments.

Il y a 125 millions d’années, l'écorce terrestre sous la région de Montréal est ébranlée par la montée de magma dont la progression  s'est arrêtée à quelques kilomètres de profondeur. Quelques cheminées volcaniques atteignent la surface, mais l’énorme masse de magma, prisonnière sous les couches anciennes, refroidit lentement, formant une masse dure de roche ignée.

Par la suite, l’érosion causée par le vent, la pluie et, surtout, les glaciers façonne graduellement la montagne. Les couches sédimentaires entourant la masse de roche ignée sont emportées, faisant disparaître toute trace du volcanisme ancien. La masse de roche enfouie, plus résistante et donc moins affectée par l’érosion, finit par apparaître en surface puis par former une colline. Le mont Royal fait alors son apparition!

Par conséquent, ni cratère de volcan ni soulèvement de plaque n’ont créé la montagne.
 

Il y a 13 000 ans : le mont Royal, une île?

La dernière grande glaciation ayant affecté l’Amérique du Nord laisse ses traces. Pendant près de 80 000 ans, l’érosion glacière façonne la région pour donner au mont Royal ses formes actuelles.

Il y a 13 000 ans, peu après le retrait des glaces dans la région, un bras de l’océan Atlantique envahit les terres et forme la mer de Champlain, une ancienne mer d’eau salée recouvrant les basses terres du Saint-Laurent. Le sommet principal du mont Royal émerge alors à 60 m au-dessus des eaux. Avec les deux autres sommets (Westmount et Outremont), ils forment un petit archipel sur lequel la vie prend racine graduellement. L’îlot accueille une flore de toundra comme celle que l’on trouve aujourd’hui dans l’arctique québécois. Les arbres sont alors absents et le climat, froid et sec.

La mer de Champlain se retire peu à peu et le niveau d’eau baisse, découvrant plus de terre. Les premiers arbres, vraisemblablement des peupliers faux-trembles, apparaissent il y a quelque 11 000 ans.

Mais où se cachent les castors du mont Royal? Des morceaux de bois rongé retrouvés dans les sédiments sous l’emplacement du lac aux Castors actuel montrent que des castors ont occupé le site de 11 000 à 9 600 ans, soit pendant plus de 1 400 ans. Par la suite, un abaissement de l’étang et un comblement de la cuvette ont certainement transformé les conditions, alors défavorables aux castors.
 

Les roches du mont Royal

La roche principale formant la colline du mont Royal est une roche ignée nommée gabbro. Autour de ce noyau de gabbro, on retrouve les roches sédimentaires typiques de la région de Montréal: le calcaire du Trenton et le shale d’Utica, datant de l’Ordovicien (485 à 443 millions d’années).

On peut aussi observer des fossiles d’animaux marins, témoins de la vie dans l’océan à cette époque, dans le calcaire du Trenton. En examinant de près certaines couches de calcaire, il est possible d’apercevoir des segments de tiges de Crinoïdes ainsi que des petits brachiopodes et des fragments de coraux.La formation du mont Royal entraine aussi l’apparition d’autres roches: lors de la montée du magma, les roches au contact de l’intrusion de magma subissent une recristallisation sous l’effet de l’intense chaleur. Les calcaires au contact de l’intrusion se métamorphisent alors en marbre et les shales en cornéenne.
 

Pour en savoir plus

Pour mieux apprécier la géologie de la montagne et voir le sol et ses richesses de vos propres yeux, participez à nos randonnées guidées offertes au fil des saisons.

Excursion géologique sur le mont Royal avec Pierre Bédard, géologue, Ph.D.
 

Références

Résultats tirés des travaux paléoécologiques menés en 2012-13 par Pierre J. H. Richard, Université de Montréal

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